Une poignée de villages et autant d’églises insolites, rustiques, humbles et attachantes, au cœur d’une campagne riante et paisible. Une délicieuse plongée dans un passé rural séculaire qui en dit long sur la vie de nos ancêtres. Bienvenue sur la route champenoise des églises à pans de bois.

Juin 2020. C’est tout à fait par hasard, en préparant l’étape champenoise de notre périple franco-allemand, que j’ai découvert l’existence de ces églises si particulières. Moi qui adore les constructions à colombages, je ne pouvais pas passer à côté de cela !

Un circuit entre Der et Forêt d’Orient

Aux confins des départements de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne, les Offices du Tourisme proposent un itinéraire culturel inédit, à parcourir à vélo ou en voiture, à travers campagnes et forêts.

Il s’agit de partir à la découverte d’un patrimoine religieux unique en France : une dizaine d’églises et chapelles à pans de bois, construites entre la fin du XVe et le XVIIIe siècle. Ces édifices, pour la plupart classés aux Monuments Historiques, représentent incontestablement un patrimoine régional tout à fait original.

En réalité, deux circuits cohabitent, selon qu’on consulte l’Office du Tourisme du Der ou de l’Aube. L’un part de Montier-en-Der et relie 14 églises en bois mais aussi des églises aux vitraux remarquables sur un parcours de 60 km, tandis que l’autre relie 10 églises et une chapelle construites exclusivement en pans de bois, réparties sur un itinéraire de quelques 140 km.

Quant à nous, nous tracerons notre propre route pour relier les églises qui avaient retenu notre attention.

Pour la petite histoire, ayant mal réglé mon GPS le premier jour, il nous fera passer au beau milieu des champs par des routes non goudronnées qui convenaient manifestement mieux aux vélos ou aux tracteurs qu’aux voitures !  Mais la sensation d’être immergés dans le paysage était magique 😉

Pourquoi cet engouement pour les églises à pans de bois ?

Tout à la fois simples et terriblement émouvantes, ces petites églises, à la charpente massive, aux bois patinés par les siècles, aux décors naïfs ou pittoresques et aux vitraux parfois remarquables sont les témoins d’une architecture religieuse rurale unique en son genre.

Un patrimoine rural remarquable à bien des égards

Hormis quelques édifices prestigieux comme l’église Sainte-Catherine de Honfleur, l’architecture religieuse en bois est peu représentée en France. La Champagne est de loin la région la plus riche en églises à pans de bois ou associant pierre et bois. On en recense 17 pour les premières, autant pour les secondes et on trouve trace dans les écrits anciens de très nombreux autres sanctuaires en bois disparus depuis plus ou moins longtemps, preuve du peu de considération qu’on leur accordait.

Église de Juzanvigny

Église de Juzanvigny (pierre et pans de bois) – crédit photo Gérard Janot – Wikipedia

Les églises entièrement en pans de bois sont essentiellement rurales. Le choix du matériau est sans doute lié à des raisons économiques, même si certains édifices sont plus ambitieux. La fin de la guerre de Cent ans (fin XVe – début XVIe siècle) correspond dans la vallée du Der à une période de reconstruction intense dans toutes les paroisses. Plusieurs églises ne sont pas reconstruites en pierre mais en bois, selon les même plans et, pour certaines, avec les mêmes dimensions : nefs à bas-côtés précédées d’un porche plus ou moins important, chœur terminé par une abside polygonale.

Selon leur époque de construction, les églises à pans de bois champenoises n’ont pas toute la même architecture.

  • 1450 – 1550 : églises à toiture étagée. On les retrouve à Lentilles et à Bailly le Franc.
  • 1550 – 1650 : églises à toiture unique, comme à Outines, Drosnay et Nuisement-aux-Bois.

Un patrimoine purement régional

On peut s’interroger sur les raisons qui ont poussé une région à privilégier ce type de construction, à première vue plus fragile. Sont-elles les derniers témoins d’un art autrefois prospère ou sont-elles la conséquence de choix économiques ?  Difficile à dire car les jalons entre le XIIe et le milieu du XVe siècle font défaut.

Une chose est sûre, l’ensemble de ces édifices se situent en Champagne humide, pays d’eau et de forêt, où le colombage est ancré dans les traditions et mis en œuvre dans l’architecture civile depuis le XVe siècle.

Mais d’autres raisons sont bien sûr invoquées : le manque de moyens financiers, le manque de pierre dans la région, la rapidité de la (re)construction ou encore l’exemplarité (une commune s’inspirant des solutions adoptées par d’autres) et bien sûr la présence d’ouvriers spécialisés qui édifiaient déjà les bâtiments civils à pans de bois de la région.

Une valorisation récente

L’intérêt pour ce genre d’ouvrage est récent. En 1965 encore, la chapelle Saint-Berchaire de Montier-en-Der était détruite, faute de défenseurs. Mais, dans le même temps, l’église de Nuisement était sauvée de l’engloutissement dans le lac-réservoir de Chantecoq. En effet, il fut décidé de la démonter et de la remonter à l’identique, au sein d’un village-musée du Der.

Depuis lors, une réelle volonté de valoriser ce patrimoine peu connu a émergé et donné naissance à des circuits touristiques, à la réalisations de panneaux et de brochures explicatives.

La plupart de ces églises sont ouvertes de 9h à 19h, de mai à octobre. Hors saison, il est généralement possible d’obtenir les clés.

Pour ceux qui voudraient approfondir la question du patrimoine religieux à pans de bois, il n’existe que deux ouvrages de vulgarisation sur le sujet (complémentaires) :

Quelques mots sur la construction à pans de bois

La Champagne humide possède des forêts réputées depuis l’époque celtique pour leurs chênes. Elles ont été largement exploitées pour la construction en colombages et torchis. L’architecture à pans de bois est d’ailleurs encore bien présente dans la région, à travers maisons, granges et fermes.

L’ossature des églises en bois se compose essentiellement de sablières, de poteaux et de fermes. Dans les intervalles des poteaux, on dispose du torchis appliqué sur de minces lattes de bois appelées palsans ou paleçons. Un enduit composé de chaux, de sable, auquel on ajoute des poils d’animaux ou du crin est ensuite déposé en surface.

Sablières et poteaux

La construction des églises à pans de bois repose généralement sur un muret peu élevé en maçonnerie qui sépare la construction en bois du sol et la préserve des effets destructeurs de l’humidité. Sur ce muret se pose une pièce de bois horizontale, appelée sablière, qui forme la base de la construction. C’est dans cette pièce que viennent s’assembler les poteaux et toutes les pièces verticales de la charpente.

Dans les structures plus complexes, on retrouve une deuxième sablière à la base du 1er étage.

sablières et poteaux

Bardeaux, tavaillons et essentes

L’extérieur de l’édifice est protégé des intempéries afin d’éviter les dégradations des bois et du torchis.

Très répandus au Moyen Âge, les bardeaux sont de petites plaques en bois, ressemblant souvent à des écailles, découpées en différents formats et appelées selon les régions tavaillons ou essentes.  Ancêtres de la tuile, les bardeaux et tavaillons recouvrent toitures et façades des habitations et monuments historiques (châteaux, abbayes, …). On les trouve essentiellement dans les régions de tradition forestière.

Ci-dessous, à gauche un exemple d’essentage de la flèche, du porche et de la façade de l’église de Lentilles et à droite la mise en œuvre de « tavillons » ou étroites planches en bois pour protéger une partie de la façade et la base du clocher de l’église de St Léger-sous-Marjorie.

essentes et tavaillons

Notre route des églises à pans de bois

Tombés sous le charme, nous consacrerons finalement deux après-midi à la visite de ce patrimoine exceptionnel. Nous avons ainsi parcouru de long en large la région qui s’étend des lacs d’Orient au lac du Der. Rien de monotone dans ce circuit. Chaque église est différente. Chaque village apporte sa petite note particulière. Et c’est un vrai bonheur de rouler à toute petite allure sur des routes de campagne quasi désertes.

Voici notre itinéraire, à partir de Géraudot :

  • Jour 1 : 104 km – environ 4h30
    les églises de Longsols – Morembert – St-Leger-sous-Margerie – Drosnay – Outines – Bailly-le-Franc
  • Jour 2 : 147 km – environ 6h
    l’église de Mathaux – la chapelle de Soulaines-Dhuys – le village musée du Der et l’église de Nuisement – les églises de Chatilllon-sur-Broue et de Lentilles

Longsols – église Saint-Julien l’Hospitalier et Saint-Blaise – 15e s.

Première église de notre circuit. Premier choc. Située à l’écart du village, presque cachée, mais quelle belle surprise ! En bordure de champs, entourée de son cimetière, comme c’était la coutume autrefois, elle s’inscrit à merveille dans le paysage et respire la paix et la sérénité.

Longsols

Selon la datation de ses bois, l’église de Longsols fut édifiée entre 1483 (chœur) et 1493 (nef). Les autres parties de l’église datent principalement du 17e siècle. Son transept important lui donne une forme de croix latine , parfaitement orientée (façade ouest / chevet est).

L’articulation à trois étages est également clairement perceptible :

  • Les bas-côtés couverts d’une toit en appentis qui rejoint celui du porche
  • La haute nef centrale ajourée de baies étroites surmontée d’une toiture à double pente
  • L’imposante flèche revêtue d’ardoises (qui la distingue d’ailleurs d’autres églises à pans de bois)

J’ai, pour ma part, trouvé particulièrement charmant, le porche qui fait face au cimetière. J’imaginais sans peine les paroissiens échanger par tous les temps les dernières potins du village avant ou après les offices religieux.

À l’intérieur, le travail de charpenterie est visible et remarquable. Plusieurs autels-retables et des statues polychromes datent de la fin du XVIIe siècle.

Morembert – Eglise Saint-Jean-Baptiste – 1530

Quelques kilomètres plus loin, autre lieu, autre émotion. Ici, le sanctuaire a des dimensions beaucoup plus modestes.

Située aux milieux des champs, cette chapelle seigneuriale, faisait jadis face à un château disparu depuis belles lurettes De chapelle castrale, elle est devenue église paroissiale en 1841. Elle sera alors complétée d’un porche fermé et d’une sacristie.

Ce très modeste édifice de 12m de long sur 6m de large est surmonté d’un clocheton octogonal court, recouvert d’ardoises, édifié au XVIIIe siècle.

A l’intérieur, un décor tout simple, presque pauvre. Crépi et panneaux masquent la structure en bois.  Une nef unique éclairée irrégulièrement par des fenêtres sans vitraux. Le portail ne présente aucun décor. Le tout aurait bien besoin d’une restauration. On note la présence de fonts baptismaux et de deux statues datant du XVIe siècle.

église de Morembert - intérieur

Rien d’extraordinaire donc ici, nul signe d’opulence. Rien que l’évocation d’un lieu de culte tel qu’on les trouvait jadis en campagne, ou rien (ou si peu) ne détourne l’âme de la vocation première du lieu : la prière.

Saint-Léger-sous-Margerie – 1492

Nous poursuivons notre route, toujours au milieu des champs, pour aboutir à une église trapue, l’une des plus anciennes à pans de bois en Champagne. Son clocher court est recouvert de tavillons, tout comme la façade et une partie des murs de la nef.

L’église comporte deux parties bien distinctes qui correspondent à deux phases de construction. Le chœur à six pans et l’extrémité de la nef datent de la fin du XVe siècle. Toute la partie occidentale de la nef fut modifiée et percée de hautes fenêtres deux siècles plus tard.

Malheureusement, nous ne visiterons pas l’intérieur car l’église est fermée. Heureusement, il y a internet 😉

Crédit photo : www.tourisme-champagne-ardenne.com

Drosnay – église Notre-Dame – début XVIe siècle

Nous poursuivons notre route en direction du lac du Der, pour atteindre le village de Drosnay, dans le département de la Marne. L’édifice de grandes dimensions présente une large toiture à deux versants. Côté ouest, la façade est habillée de tavillons pour la protéger de la pluie (ici, bardage mixte vertical et horizontal) et précédée d’un petit porche.

Ce qui frappe à l’intérieur ce sont les lambris gris clair qui couvrent la totalité des murs des bas-côtés et du chœur (18e siècle). Ils donnent un caractère très inhabituel à cette église. Et, comme dans d’autres églises du circuit, nous retrouvons deux exemplaires de ces étranges bancs de fidèle fermés en chêne.

Si vous passez par là, n’oubliez pas d’admirer la verrière du 16ème siècle issue des ateliers troyens, représentant l’arbre de Jessé.

Outines – église Saint-Nicolas – 1512

Quelques 20 minutes plus tard, nous abordons le paisible village agricole d’Outines. En réalité, ce lieu est tout simplement magique ! C’est un concentré de constructions à pans de bois et l’église s’y inscrit magnifiquement.

C’est sans doute l’église la plus impressionnante jusqu’à présent. Par ses dimensions et par son emplacement à la croisée de routes bordées de maisons à colombages. Certains l’appellent d’ailleurs la cathédrale à pans de bois. En plus, c’est un bonheur pour les photographes car elle se laisse immortaliser sous tous les angles !

Parmi les détails mémorables : la façade recouverte d’écailles de bois et sa mignonne rosace.

L’intérieur, vaste et lumineux, se rapproche de celui des églises en pierre : nef, bas-côté, transept et chœur polygonal. Avec son autel en châtaigner, ses vitraux du XVIe siècle (œuvre d’artisans de Troyes), son Christ en croix du XVIe et sa statue polychrome de Saint Gond du XIVe, l’église d’Outines a tout d’une grande.

Mais c’est surtout sa structure en bois qui émerveille. Certains poteaux sont d’ailleurs datés très précisément.

Un audio-guide vous fournira toutes les explications nécessaires.

Bailly-le-Franc – église Sainte-Croix-en-son-Exaltation – 1510

Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons notre dernière étape de la journée : l’église de Bailly-le-Franc. C’est un des rares exemples d’église à pans de bois bâtie d’une seule traite et qui n’a pas connu de transformation majeure. De plus, la restauration récente et l’élimination du crépi contribuent à souligner la complexité des jeux d’assemblages de bois.

Construite selon le principe des toitures étagées, elle est dominée par une longue flèche recouverte d’ardoise. L’étage inférieur est formé par des collatéraux couverts d’une charpente en appentis rejoignant celle du porche.

Sa nef composée de quatre travées est éclairée par une rangée d’étroites baies encadrées de croix de Saint-André modelées par assemblage de bois. La façade et la base du clocher sont couvertes d’essentes de châtaignier.

Sur la façade occidentale un auvent de grande taille abrite une échelle raide qui mène aux combles.

L’intérieur d’une grande simplicité est pourtant plein de charme, d’autant qu’il a été nettoyé et repeint récemment. L’aménagement est sans doute fidèle au décor primitif de l’édifice, avec des poteaux sans mouluration ni habillage et des murs recouverts d’un simple enduit blanc qui ne laisse apparentes que quelques poutres horizontales ou obliques. L’autel-retable du chœur date du XIXe siècle.

Mathaux – église Saint-Quentin – 1761

Nous démarrons notre deuxième partie du circuit par l’église la plus proche de notre gîte. Construite en quelques mois, l’église mesure 26m de long. Le chœur peu profond est terminé par une abside à 3 pans.

Cet édifice plus tardif s’inspire de l’architecture des églises rurales en pierre de l’époque : une nef sans bas-côtés, de larges croisillons.

Le clocher massif et carré, surmonté d’un lanternon, endommagé par une tempête en 1983, a depuis été reconstruit à l’identique.

Une fois de plus, l’intérieur interpelle par son côté sobre et intimiste. On est loin des fastes des cathédrales.

Pourtant le maître-autel ou l’autel secondaire et son retable en bois sculpté du XVIIIe siècle ou encore la statue polychrome de Saint Quentin (XVIe) sont autant de témoignages émouvants d’un passé religieux riche et bien présent dans les campagnes.

Chapelle de Soulaines-Dhuys

Voici le plus petit des édifices à colombages de la région. Ancienne chapelle d’une maladrerie, sa particularité réside dans la décoration du porche en façade. Encadrant la porte, des baies ornées de barreaux de bois permettaient aux lépreux, restés dehors, de suivre les offices.

Prenez le temps de musarder à travers les ruelles de Soulaines-Dhuys. Vous tomberez sous le charme de la Laines, de ses ponts et abords fleuris, de la résurgence de la Dhuys, du moulin et du lavoir à proximité.

Un sentier pédestre aménagé vous fait découvrir le patrimoine de cette jolie bourgade surnommée “la Venise verte de l’Aube”.

Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement – église Saint-Jean Baptiste – fin XVe

De Soulaines-Dhuys nous filons vers le lac du Der et son village musée où se situe la prochaine église à pans de bois de notre parcours. Ce sera d’ailleurs l’occasion de découvrir l’incroyable histoire des 3 villages engloutis lors de la mise en eau de l’énorme lac-réservoir du Der.

Nous découvrirons au cours d’une visite passionnante de près de 2 heures l’histoire de la création du lac-réservoir (film de 20 minutes), une immense grange où sont mis en scène les vieux métiers de la région, ainsi que différents édifices à colombage (maison du forgeron, pigeonnier, maison des couturières, mairie-école avec salle de classe, etc.) et bien sûr l’église de Nuisement-aux-Bois démontée pièce par pièce et réédifiée à l’identique au cœur de ce village témoin en 1970.

L’église mesure 22 mètres de long par 6 mètres de large. Malgré diverses restaurations, elle a conservé son plan d’origine rectangulaire : une nef simple, sans bas-côtés. Cinq travées réparties en deux zones, avec une organisation des pans-de-bois différente de l’une à l’autre et une première partie surélevée.

Comme dans la plupart des sanctuaires à pans de bois, le porche est ouvert et s’étend sur toute la largeur de l’édifice.

Chatillon-sur-Broue – église Notre-Dame – début XVIe

Nous contournons le lac du Der par le D57 et la D13 pour rejoindre l’église suivante. Son originalité tient dans son haut clocher carré (reconstruit en 1822) qui surmonte un porche entièrement fermé, dont l’éclairage est assuré par deux ouvertures sur les côtés.

Une nef unique à six travées confère à l’intérieur une impression d’ampleur et d’unité. Le chœur, lambrissé en partie basse, se termine par une abside pentagonale. Derrière l’autel, un tableau inhabituel qui présente les instruments de la Passion.

Sur la route vers la prochaine église, nous repassons par Outines, où nous nous arrêtons un instant, le temps d’admirer une fois encore les alignements à pans de bois et de prendre quelques photos supplémentaires …

Lentilles – église Saint-Jacques et Saint-Philippe – XVIe

Dernière église de notre circuit. Considérée comme la plus typique des églises à pans de bois de Champagne.

Une superbe flèche, à quatre abat-son superposés, recouverte d’essentes de châtaigniers. Deux toitures séparées (nef et bas-côtés), des vitraux en médaillon datant du XVIe siècle.

Au XIXe siècle différentes transformations ont véritablement défiguré l’église. Heureusement, la dernière restauration effectuée en 1970-74 lui a rendu son aspect originel.

Lentilles - église à pans de bois

Superbe porche recouvert d’essentes et surmonté d’une statue de Saint-Jacques datant du XVIe siècle.

À  l’intérieur, une belle luminosité diffusée par les fenêtres hautes et surtout un magnifique plafond en bois à motifs de losanges redécouvert lors de la restauration des années 70. Dans le chœur, les oculi (fenêtres circulaires) surmontant les baies sont garnis de vitraux du XVIe siècle.

Voilà qui clôture deux journées bien remplies, qui nous laissent émerveillés devant tant de savoir-faire et ravis que des associations et des passionnés oeuvrent inlassablement pour assurer la pérennité de ce patrimoine rural extraordinaire.

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.