Créer un roadbook : première étape d’un road trip
Partir sur les routes, à pied, à vélo… ou à cheval moteur. Le road trip fait rêver, à tout âge.
Mais comment le préparer, quand le rythme change et que l’on aspire autant au confort qu’à la découverte ?
Je vous emmène dans les coulisses d’un de mes road books.
Janvier 2023. Une envie de soleil me taraude en ce début d’année frisquet.
L’envie aussi de prolonger une exploration amorcée quelques années plus tôt, sur la route de la Croatie.
Cette fois, ce sera la Slovénie.
Un pays encore peu connu, mais dont le souvenir du lac de Bled, découvert en 2019, ne m’a jamais quittée.
Sommaire
Choisir la destination de son road trip
Avant de réserver quoi que ce soit, ou de définir les étapes de ce road trip, il s’agit de dresser une première liste, même sommaire, des sites à visiter et des paysages incontournables.
Car, si le choix de la destination s’est rapidement imposé, je n’en connais pas grand-chose. Et les guides touristiques en français ne sont pas légion. Dans pareil cas, ma première source d’information, ce sont les blogueurs voyage spécialisés. Autre source précieuse : les lectures de mon mari, abonné à National Geographic et à Géo. Et, bien sûr, l’un ou l’autre guide, comme Lonely Planet.
Définir l’itinéraire et les étapes du road trip
- C’est ici que le voyage commence vraiment, carte en main.
Une fois la destination fixée, je commence à imaginer des circuits et des itinéraires.
Et je passe des heures à fouiller les entrailles de l’internet. Je visite des dizaines de blogs et de sites d’office du tourisme, dans plusieurs langues. Indispensable dans le cas d’un pays de l’Est, qui n’est pas toujours un destination touristique prisée par les francophones … Les guides en anglais ou en allemand deviennent alors incontournables pour trouver les vraies pépites.
Au fur et à mesure, je note les lieux sur une carte (papier ou Google Maps) et je calcule les distances. Progressivement, mon itinéraire se dessine.

Mes outils: Google Maps et un tableur Excel.
Trouver les logements adaptés
- Donner une ossature concrète au voyage.
Les étapes ne sont définitivement fixées que lorsque j’ai trouvé et réservé les logements.
Selon les pays, j’effectue les réservations au minimum 2-3 mois à l’avance. C’est généralement suffisant pour trouver encore une belle variété d’hébergements, à condition de partir hors saison.
Ici intervient aussi la question de la durée globale du circuit et du temps que l’on veut consacrer à chaque étape. Comme évoqué dans l’article consacré aux 12 repères d’un road trip quand le rythme change, l’important pour nous est de trouver le bon rythme et de créer des étapes de 4 à 5 jours minimum au même endroit.
Plus question de partir à l’aventure. Les hébergements que nous sélectionnons doivent répondre à un minimum de confort, pour nous assurer repos et détente quand la météo devient maussade ou quand notre énergie diminue.
Mes outils: les plateformes de réservations de type Booking ou Airbnb, parfaitement fiables dans les pays de l’Est.
Préparer visites et excursions
- Passer du trajet à l’expérience. Préparer pour être libre sur place.
Il est temps à présent d’affiner mes recherches et de compléter ma documentation. Plus je prépare en amont, plus je me sens libre une fois sur place. Libre de m’arrêter, de prolonger, de changer d’avis… sans stress.
Avec le temps, j’ai compris que ce qui fonctionnait le mieux pour nous, c’est d’explorer une région en étoile, à partir d’un point étape.
Ainsi donc, pour chaque étape, je repère les principales curiosités à visiter, dans un rayon de 70-100 km maximum. Ce qui représente une excursion d’une après-midi, plus rarement d’une journée.
Je pousse de plus en plus loin mes préparations, car je me suis rendu compte que sur place, j’aime profiter des lieux, plutôt que de me casser la tête à planifier ou trouver mon chemin.
💡Astuce : Pour les visites culturelles, je note les jours & heures d’ouverture pour éviter toute mauvaise surprise. Et pour les lieux hyper touristiques, je prévois de réserver en ligne la veille.
À cette condition seulement, le road trip devient synonyme de liberté, d’arrêts au gré de nos envies et source d’émerveillements et d’étonnements imprévus.
C’est sans doute ce qui explique que les road trips que je concocte ne ressemblent à aucun circuit organisé. En Slovénie, par exemple, j’ai démarré notre circuit à l’extrême Est (du côté de Maribor) alors que la plupart des circuits démarrent soit dans la capitale, soit au lac de Bled, dans les Alpes Juliennes à l’Ouest où à la côte.

J’aime rouler, mais j’aime aussi faire d’autres choses.
J’aime visiter des sites Unesco, mais j’aime aussi me laisser surprendre au détour d’un village.
J’aime randonner, mais je ne dis pas non au plaisir du farniente dans un beau paysage.
Alors, je tente de repérer quelques lieux ou activités insolites.
Un concert dans un lieu improbable, une dégustation de miel selon un procédé ancestral, une petit musée local intriguant, ….
C’est ainsi que je complète mon road book, non pas dans l’idée d’être exhaustive et de cocher les bonnes cases, mais plutôt pour me procurer un réservoir de pépites culturelles ou naturelles, pour animer le séjour en toutes circonstances.
💡 Astuce : Prévoir 1 ou 2 alternatives par étape permet de s’adapter à la météo ou à la fatigue.
Créer un book pratique
Au fil des années, j’ai ainsi préparé et imprimé une vingtaine de road books.
Ils ont tous la même forme : un classeur de présentation A4 à pochettes en plastique, plus ou moins épais selon la durée du road trip. Pas le plus esthétique, sans doute … mais ce classeur devient, au fil des voyages, un véritable compagnon de route.
Sur la couverture, une carte avec l’itinéraire du road trip.
En introduction, un tableau Excel avec les étapes, les adresses des logements, les kilométrages et les idées d’excursion, jour après jour.
Une série d’intercalaires colorés permet de repérer facilement les étapes.
Chaque étape commence par une vue du logement, avec ses coordonnées et quelques photos.
Vient ensuite une brève introduction de la région et le programme des explorations en étoile (une double vue par journée – ou plus si nécessaire).
Enrichir et conserver son road book
Au retour du voyage, le road book n’est pas oublié dans un coin. Il trouve refuge, dans ma bibliothèque, au milieu des guides et autres livres sur un pays ou une région donnée.
A la fin de chaque classeur, je garde quelques pochettes vides, pour pouvoir ajouter la documentation récoltée en chemin. Ou quelques notes.
De même, pour chaque étape, je joins aux photocopies initiales, des tickets d’entrée, des prospectus, l’une ou l’autre carte postale ou tout autre document glané sur place.
Le road book s’enrichit ainsi et deviendra la base des récits et des albums que je créerai un jour ou l’autre pour garder la trace de nos voyages.

En conclusion
Préparer un road book demande du temps, c’est vrai. Mais c’est déjà une manière de voyager. Une façon de s’imprégner des lieux, d’imaginer les étapes, de faire naître l’attente.
Et au moment du départ, tout est là. Non pas figé… mais prêt à accueillir l’imprévu.






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