L’atelier de Caroline Garoscio, corsetière et créatrice de robes historiques, se niche à l’étage d’une  délicieuse maison à pans de bois de la rue de la Poterne à Orléans. Ma fille y a rendez-vous pour une séance d’essayage de sa robe de mariée. Ce sera l’occasion d’une visite éclair du centre historique d’Orléans et d’une escapade mère-fille bien agréable.     

Juillet 2019. Le grand jour approche. Dans moins d’un mois ma fille se marie. Un événement qui se prépare avec d’autant plus de fièvre qu’il sera très peu conformiste. En effet, ma fille rêve d’un authentique mariage médiéval, avec noce au château, mets et habits d’époque. Le défi est de taille !

La confection des tenues des mariés est déjà toute une expédition. Il va sans dire qu’aucune boutique de mariage traditionnelle ne dispose du type de robe recherché. Ma fille sait très précisément ce qu’elle veut et a fini par trouver une créatrice-corsetière capable de réaliser le modèle qu’elle a dessiné. Seul hic … elle habite à Orléans, soit à 400 km de Bruxelles !

Qu’à cela ne tienne, ce sera l’occasion d’une visite éclair dans la belle ville d’Orléans que je ne connaissais pas …

Orléans en bord de Loire

Après plusieurs heures passées sur les routes et dans les bouchons autour de Paris, nous déposons enfin nos sacs dans un Airbnb situé en plein cœur de la vieille ville, puis nous partons faire un premier tour de découverte. En commençant par une petite balade le long de la Loire pour nous dégourdir les jambes.

Les quais arborés bien aménagés sont fort agréables. Touristes et autochtones s’y donnent rendez-vous pour un jogging, une promenade à pied ou à vélo, un apéro ou un dîner au bord de l’eau.

Au coeur de la vieille ville

Architecte de formation, spécialisée dans l’étude du patrimoine, ma fille est depuis toujours passionnée par les vieilles pierres. C’est peu dire que nous prenons plaisir à déambuler dans la vieille ville d’Orléans.

Au fil des ruelles, nous observons les différentes techniques utilisées pour les maisons à colombages. La plupart ont été restaurées, d’autres sont en cours de restauration. Et les pans de bois qui avaient disparu sous les crépis ont retrouvé leurs formes et leurs couleurs. La vieille ville est propre et pimpante. On sent que les Orléanais ont à cœur de mettre en valeur leur patrimoine.

La cathédrale Sainte-Croix

Pas à dire, quel que soit l’angle sous lequel on l’aborde, la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans en impose.  Il aura fallu 600 ans pour aboutir à ce résultat … mais quelle allure !

Elle compte parmi les 5 plus vastes cathédrales gothiques de France : 140m de long, 53m de large, 88m de haut pour la façade avec une flèche culminant à 106m.

Basilique et cathédrale royale (Charles II, Robert « Le Pieux » et Louis VI y furent couronnés), elle doit son nom aux reliques de la Sainte Croix du Christ qu’elle abrite.

Commencée en 1287 et officiellement inaugurée en 1829, elle est chargée d’une longue histoire : Jeanne d’Arc y pria, Henri IV lança sa reconstruction après les destructions liées aux guerres de Religion et Louis XIV en finança les transepts (ce qui explique qu’on y trouve sa devise et son soleil).

Elle recèle de nombreux trésors comme les boiseries sculptées du chœur, les vitraux racontant l’histoire de Jeanne d’Arc, ou encore les 11 chapelles du XIIIème qui forment son chevet.

La pucelle d’Orléans

Aujourd’hui comme hier, Orléans se souvient de celle qui la délivra des Anglais : Jeanne d’Arc, surnommée la pucelle d’Orléans.

On la trouve partout : de l’imposante statue équestre au centre de la place du Martroi à l’avenue qui porte son nom et mène directement à la cathédrale Sainte-Croix, en passant par la maison où elle séjourna pendant le siège de la ville, transformée aujourd’hui en musée et centre de documentation.

Et chaque année, en septembre, les fêtes johanniques sont l’un des événements phares de la vie culturelle orléanaise.

En quelques heures, nous aurons à peine aperçu quelques unes des richesses de la ville. Une mise en bouche en quelque sorte. Assez en tout cas pour nous donner envie d’y revenir !

Dans l’atelier de Volute Corsets

Le lendemain matin, nous nous dirigeons vers la rue de la Poterne où se trouve l’atelier de Caroline Garoscio.  C’est l’heure de découvrir à quoi ressemblera la robe de la mariée !

Ma fille enfile avec précaution jupon, robe et corset. Il s’agit ensuite de poser les galons que nous avons apportés (assortis à la tenue du marié) ainsi que les manches diaphanes.

Je regarde tout cela avec beaucoup d’attention, surtout les différents laçages car je serai promue « habilleuse et laçeuse » le jour du mariage ! Voilà qui risque fort de mettre mes nerfs à rude épreuve …

Une paire d’heures plus tard, toutes les marques pour les retouches et les finitions sont prises. Il nous reste assez de temps pour un dernier petit tour dans la vieille ville à la recherche d’une terrasse où manger un bout avant de reprendre la route.

Une visite éclair … à compléter

En complément de cette visite éclair, je vous propose de visionner une vidéo qui conte l’histoire de la ville.

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