Venise par les livres
Venise ne se laisse pas saisir d’un seul regard. À chaque séjour, elle se dérobe, se transforme, se nuance. Alors, au fil des années, j’ai pris l’habitude de l’approcher autrement : par les livres. Guides, romans ou beaux livres, chacun éclaire Venise à sa manière. Certains m’ont guidée, d’autres m’ont éclairée, d’autres encore continuent de prolonger sa présence bien après le retour.
Automne 2023. Avant de repartir pour Venise, j’ai empilé quelques livres sur mon bureau. Une habitude désormais. Non pour tout savoir — ce serait illusoire — mais pour entrouvrir des portes, déplacer le regard, laisser la ville venir à moi autrement.
Sommaire
Préparer Venise autrement

Parmi ces lectures, un livre m’a particulièrement accompagnée :
Venise comme je l’aime : Un quide pour se perdre, de France Thierard.
Pas vraiment un guide, ni un itinéraire.
Plutôt une manière d’entrer dans la ville.
Ce livre propose quatre regards — la rêveuse, l’aventurière, l’érudite, l’élégante. Une classification un peu ludique, mais qui ouvre surtout des pistes sensibles.
C’est sans doute ce qui m’a plu : une Venise suggérée, plus que décrite.
La Venise héritée

Et puis, il y a les livres que l’on ne choisit pas vraiment.
Celui que mon père possédait :
Venise à fleur d’eau, avec les photographies de Fulvio Roiter.
Un livre en noir et blanc.
Une Venise plus silencieuse, presque intemporelle.
Un livre que j’ai redécouvert en vidant la maison de mes parents.
Je crois qu’il a, depuis longtemps, façonné une partie de mon regard.
Comprendre Venise

À côté de ces lectures plus intuitives, je ne boude pas des compagnons plus structurés.
Comme, l’Encyclopédie du Voyage Gallimard, un incontournable pour une ville d’art !
Un livre qui ne se lit pas d’une traite. Il s’ouvre, se consulte, se retrouve.
Avant une visite, entre deux journées. Il donne des clés.
Et parfois, il permet simplement de mieux regarder.
Mais aussi, tout simplement, le Guide Vert, précieux pour la préparation du voyage. Moins contemplatif, sans doute, mais très utile pour organiser les circuits de visite sans passer à côté de certaines pépites.
Marcher avec Brunetti
Et puis, comme une sorte de clin d’œil, il y a les livres qui donnent envie de parcourir la ville autrement.
Comme Venise, sur les traces de Brunetti, inspiré des romans de Donna Leon, que je lis avec délectation. Douze promenades au fil des enquêtes. Une autre manière d’arpenter Venise.
Moins contemplative, certes … mais tout aussi immersive.
Venise fantasmée
Au retour, j’éprouve souvent le besoin de prolonger le voyage.
Non pas en accumulant des images, mais en retrouvant une atmosphère.
C’est ce que j’ai trouvé dans un autre livre, peu connu :

Reflets, buées et songes de Venise…
Un livre fait de fragments, d’impressions diffuses.
Une Venise par petites touches, presque murmurée.
Une Venise qui ne s’impose pas, mais qui affleure.
Venise racontée
Bien sûr, il y a aussi les romans. Ceux qui ne décrivent pas la ville, mais la laissent filtrer en arrière-plan.
J’aime particulièrement les récits de Claudie Gallay.
Seule Venise, Les jardins de Torcello…
Ou encore Cristina Caboni, avec La Souffleuse du temps, qui se passe à Murano.
Des textes où l’atmosphère prime, où la ville se devine plus qu’elle ne se montre. Une Venise intérieure, presque secrète.
Ce que les livres changent
Aucun de ces livres ne “dit” Venise. Et c’est sans doute tant mieux.
Mais chacun, à sa manière, déplace légèrement le regard.
Avant, pendant, après le voyage. Comme si la ville ne se visitait jamais seule.
Et vous ?
Avant de partir, glissez-vous aussi des livres dans votre valise ?
Ou préférez-vous découvrir un lieu sans filtre ?
Et quels livres vous ont accompagné, ailleurs ?




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