Un voyage à New York fait rêver. Il y a 70 ans bien plus encore qu’aujourd’hui. Traverser l’Atlantique et quitter le vieux continent n’était pas anodin dans les années d’après-guerre. Et pour une jeune fagnarde qui n’avait guère quitté ses hauts plateaux, c’était le voyage d’une vie !

Juin 1951. 6 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, ma mère reçoit un télégramme d’un officier américain qui a séjourné dans son village en Ardennes pendant la guerre, et avec qui elle est restée en contact épistolaire. J’ai retrouvé, avec émotion, certaines de ces missives dans les archives familiales.

George, l’ami d’outre-mer, se souvenant de sa « petite Josie », l’invite à venir passer des vacances à New York. Sa famille offre le voyage et l’hospitalité, sans doute en remerciement de l’accueil et des liens d’amitié tissés pendant les mois difficiles de la fin de la guerre. A moins que …

Sur les conseils de sa grande sœur, ma mère, surexcitée mais un peu inquiète tout de même, répond positivement. Il est vrai qu’un tel voyage ne se refuse pas ! Et c’est ainsi, qu’en quelques semaines à peine, toutes les formalités seront balayées et tous les papiers réunis. Le départ est fixé au mardi 10 juillet.

Le temps des paquebots transatlantiques

70 ans plus tard, ce qui me fait le plus rêver dans ce voyage … c’est la traversée de l’Atlantique sur deux de ces prestigieux paquebots qui sillonnaient les mers à l’époque. En effet, dans les années 50, voyager d’un continent à l’autre se faisaient le plus souvent en bateau. Et la traversée durait une semaine.

Le voyage, organisé par les Wagon Lits Cook, empruntait un navire hollandais à l’aller et un steamer américain au retour. Dans un brouillon de correspondance, envoyé à son ami au retour du voyage, ma mère comparait ainsi les deux navires : « Le SS America n’est pas aussi merveilleux que le Nieuw Amsterdam. Il n’y a pas de comparaison entre les deux. Les cabines du premier étaient deux fois plus grandes et bien plus confortables. » Mais, elle ajoute dans la foulée « Mais cela n’avait pas beaucoup d’importance. Je n’ai pas passé beaucoup de temps dans ma cabine. »

Le SS Nieuw Amsterdam

Le voyage aller sur le Nieuw Amsterdam de la Holland America Line, démarre à Rotterdam et passe par Le Havre et Southampton.

Construit en 1937, le Nieuw Amsterdam fut réquisitionné pendant la guerre comme navire de transport de troupes. Il  reprendra son service commercial en 1947. Surnommé le « navire de la paix », il était considéré comme l’un des plus beaux navires de la Holland America. Il fut rapidement affecté aux croisières, les avions de ligne dominant progressivement le marché sur l’Atlantique Nord. Il continua ce service jusqu’en 1974, année de sa démolition.

Le Nieuw Amsterdam était considéré comme la carte de visite des Pays-Bas, comme l’était le Normandie pour la France, le Queen Mary pour le Royaume-Uni et le SS United States plus tard pour les États-Unis.

 Décoré dans un style art déco, l’aménagement intérieur du paquebot se caractérisait par sa lumière et sa modernité.

Le bateau pouvait accueillir 1220 passagers (556 First Class, 455 Cabin Class et 209 Tourist Class) et disposait de 700 membres d’équipage.

Dans un petit carnet gris, ma mère a laissé quelques pages de notes de cette traversée mémorable. Jour après jour, elle y livre ses impressions, ses émotions. Ce sont les pensées d’une jeune femme, marquée par la guerre et éperdument éprise de liberté, plus proche de la nature que des frivolités, aux valeurs morales chrétiennes profondément ancrées. On sent à quel point cette traversée sera un événement unique pour elle.

Mardi 10/07 : Grand départ. L’aventure commence au Shell Building à Bruxelles. Départ en autocar jusque Rotterdam. Ma sœur m’accompagne. Les formalités terminées – contrôle des bagages, inspection du passeport, visa, etc.- vers 13h, je monte à bord et découvre le bateau. Il est magnifique. Très grand, d’un confort incroyable et d’une propreté sans pareille. Il me semble que je rêve, que tout ce qui m’entoure va s’évanouir dans les brumes d’un songe. Et pourtant, tout ne fait que commercer …  Premier lunch, pris dans une magnifique salle à manger toute fleurie d’œillets. Service impeccable, une nuée de maîtres d’hôtel en livrée. J’ai l’impression d’être une petite reine, entourée de soins, de prévenances.

L’océan à perte du vue

De sa belle écriture, ma mère évoque les huit longues journées que dureront le voyage sur le Nieuw Amsterdam. L’émerveillement est constant. L’océan surtout saura la charmer et l’apaiser.

J’ai longuement contemplé la mer, cette mare immense, si vaste, si vaste. Pour le premier soir, elle était tumultueuse, le ciel sombre et menaçant. Rotterdam disparaissait dans un brouillard assez opaque.
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3ème jour de traversée. Après le dîner, j’ai regagné le pont du bateau et oh ! merveille j’ai eu le bonheur de contempler un coucher de soleil sur la mer. Les mots sont trop pauvres pour dépeindre l’émotion qui bouleverse mon âme. À l’horizon, on aurait dit que la mer s’embrasait. Longtemps, je me suis recueillie devant ce spectacle unique. Une belle boule de feu qui se découpe sur fond de nuages d’un bleu foncé, changeant tout d’un coup en un ton plus clair strié de rouge. Tout cela tenait de la féérie.
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7ème jour : Nous arrivons au Gulf Stream. L’océan est d’un bleu jamais égalé jusqu’à ce jour. Presque pas de remous. La mer ondule langoureusement. Pour la première fois, j’ai vu des algues marines, ces plantes d’un beau jaune sont là par milliers. L’effet est très joli sous le bleu transparent de l’eau. L’ensemble est si délicat.
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Le clair de lune sur l’océan. Oh ! comment dépeindre cette émotion ressentie ? C’était divin. L’océan était calme, d’un calme étrange et prenant. La lune brillait de tout son éclat et les rayons répandus sur la mer étaient d’une majestueuse grandeur. Sous les rayons de la lune, l’eau se reflétait, plus limpide encore. Elle s’agitait à peine, ondulant très doucement. Je ne pouvais me détacher de ce spectacle grandiose.

La vie à bord

Ma mère évoque aussi l’incroyable brassage humain que représente la vie sur un paquebot. Une « grande famille » éphémère où se nouent des amitiés, de légers flirts, des conversations enrichissantes.

Elle partage sa cabine avec deux autres jeunes femmes. Charlotte, une jeune nurse suisse qui part pour Honolulu, avec qui elle passera beaucoup de temps. Et Suzanne, une jeune namuroise de 22 ans, orpheline, qu’elle décrira comme « pleine d’entrain, de vie, d’illusions, de rêve ».

À l’occasion des repas, des soirées dansantes, au bar ou au fil de ses promenades sur les ponts, elle fera la connaissance de toutes sortes de personnages, jeunes et moins jeunes, émigrants, touristes ou industriels, de toutes conditions et éducations.

J’ai fait connaissance d’une famille sud-africaine. La dame parle très bien français. Ces gens rentrent d’une tournée de 3 mois en Europe. Ils comptent encore visiter l’Amérique avant de rentrer dans leur pays. Qu’il y a donc des gens heureux en ce monde, pouvant se payer le luxe de semblables croisières.
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J’ai rencontré un Père Dominicain rentrant aux States après 2 ans de séjour à Rome. Prêtre lui aussi mais si différent de ceux que nous avons en Europe. Conception tout à fait différente de la vie, de la religion. Comme j’ai aimé sa conversation.
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J’ai lié connaissance avec un jeune américain étudiant en médecine à Berne. Il parlait très correctement l’allemand. Vrai type américain, cordial, gentil.   La matinée s’est écoulée rapidement. Il y a tant à voir, tant à observer. À commencer par cet étrange entremêlement de races, de langues, de conceptions.
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C’est étrange de constater combien la fraternité est facilitée pendant de semblables traversées.

Une famille où s’échangent des idées et même des confidences mais où demeurent aussi certains préjugés. Ainsi, au détour des pages, je découvrirai à quel point l’aversion (ou du moins les réticences) envers le peuple allemand reste vive. Il est vrai que les Ardennes ont payé un lourd tribu à la seconde guerre mondiale et plus encore les villages des cantons de l’Est, redevenus allemands dès 1940. Je reviendrai à l’occasion sur cette particularité de l’histoire qui toucha ma famille maternelle de très près.

À bord il y a ce soir une soirée dansante. J’y assiste. La musique est douce, enveloppante. Je ne regrette qu’une chose, c’est que tant d’allemands fassent partie des passagers. Ils dominent vraiment et, comme toujours, se sentent très à l’aise. Pour un peu ils chanteraient leurs refrains trop connus …
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Mon voisin de table est gentil, prévenant, un peu amoureux je crois mais si je le trouve sympathique, je n’ai que faire de sentimentalité. Sans doute suis-je injuste mais il m’est impossible de ne pas voir en lui un allemand. Je ne me sens aucune attirance pour cette race qui trop souvent nous fit souffrir.

Repas et activités

Peu de commentaires sur la qualité des mets servis ou sur les activités organisées durant la traversée. Par contre, j’ai retrouvé une série de menus et de programmes tout à fait suggestifs …

Les entrailles du navire

Ma mère s’intéresse également aux installations techniques de cet immense hôtel flottant. Sa curiosité la pousse à demander à des officiers du bord de pouvoir visiter les entrailles de ce navire de 239m de long.

Avec deux ingénieurs nous sommes descendus dans le fond du bateau. 7 mètres sous l’eau. Que de machines. D’abord ces deux gros cylindres tournant chacun 130 fois à la minute. Ensuite, ces immenses chaudières conditionnant l’air, ravitaillant tout le bateau en eau potable et courant électrique. Toutes ces tonnes d’eau potable qu’il transporte, ces tonnes d’huile nécessaires pour le fonctionnement du bateau. Tout cela est immense, grand, grand, nouveau pour moi, intéressant au plus haut point. J’ai vu cette énorme porte en fer destinée, en cas d’incendie ou d’accident, à séparer le fond, avec toutes ses machines, du reste du bateau. J’ai vu les gros moteurs qui activent les immenses frigos du bateau ; le fonctionnement de l’eau pour la piscine, l’eau est amenée de la mer par des moyens très raffinés.
Pour moi, profane dans le domaine technique, je n’ai pu m’empêcher d’être remplie d’une profonde admiration pour ces ingénieurs, ces techniciens qui assemblent ainsi de semblables bateaux.
Mais j’ai pensé à ces marins qui, à longueur de journée, travaillent dans cette atmosphère surchauffée. Il se dégage de toutes ces machines en mouvement une chaleur extrême et une odeur d’huile très forte. J’ai pensé à la vie des marins au temps ou le progrès était loin d’avoir fait semblables avancées.

Elle discutera aussi des conditions de travail à bord avec de jeunes officiers. L’envers du décor …

J’ai longuement parlé avec le second officier du bord. Grand garçon blond, si jeune, si jeune, à la figure triste et mélancolique. Il m’a parlé de la mer, de la vie du marin. Il m’a dit que depuis 3 ans il n’avait plus eu de vraies vacances. Il y aurait trop peu d’officiers, d’où la raison. Il m’a dit que pour un jeune la vie était rude. Une fois de plus, j’ai eu la révélation de la relativité de chaque chose en ce monde.
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Longuement nous avons parlé ensemble. Ils (d’autres officiers) m’ont parlé de la mer, de l’uniformité de leur vie. Jamais de vacances si ce n’est 2-3 jours de congé en rentrant de leur voyage !!!!

L’arrivée à New York

Au huitième jour de traversée, les côtes américaines apparaissent dans le lointain. Une sorte de frénésie gagne progressivement les passagers. L’heure de se disperser va bientôt sonner, chacun se tourne vers de nouveaux horizons pleins de promesses et de découvertes, d’autres sont prêts à s’inventer une nouvelle vie, à infléchir leur destin.

L’arrivée dans la baie de New York est manifestement un moment magique, tout comme les retrouvailles avec cet américain rencontré dans un lointain village ardennais. Voici ce qu’en dit ma mère :

J’ai décidé de ne pas me coucher ce soir. Je veux participer à l’entrée de notre bateau dans le port. Vers 2 heures du matin j’aperçois au loin les premières lumières. C’est émotionnant. Je me suis renseignée auprès d’une homme du bord. Les lumières au loin, c’est Long Island, la côte, la terre.      Le bateau avance lentement, se rapproche. L’esprit surexcité, je contemple ces milliers de petits points lumineux. L’aube se lève, une aube grise et terne. Il fait lourd.

Tout d’un coup, vers 5h du matin, une ombre géante émerge du brouillard. Mon cœur bat, j’ai deviné, oui c’est elle, cette grande dame dont le nom seul est une musique douce pour chaque être bien né. Statue de la Liberté, je te salue de loin. Tu n’es en ce moment encore qu’une forme imprécise mais je devine ta stature imposante mais si gracieuse quand même. J’ai longtemps rêvé à l’instant où je te verrais. Pourquoi le flambeau que tu élèves très haut au-dessus des flots n’est-il pas allumé ? Cela me déçoit un peu. Nous nous rapprochons. Je te vois de mieux en mieux. Et te voilà, grande, belle, fière. À peine quelques cents mètres me séparent de toi. Tu m’ouvres la porte du nouveau monde, une porte largement ouverte, accueillante ou tout sera nouveau.

Et voilà l’animation d’un grand port qui commence. Brooklyn est là à ma droite. J’aperçois à travers la brume les silhouettes élancées des gratte-ciels. Mais tout est imprécis. Pourquoi n’es-tu pas là soleil ? Dans le bateau règne une folle effervescence. Va et vient des hommes d’équipage, va et vient des passagers. Moment émouvant : quelques matelots hissent le drapeau hollandais et américain.

Au loin je vois les docks et celui réservé à la Holland America Line, Hoboken. C’est là que nous allons débarquer. Les remorqueurs viennent à la rencontre du Nieuw Amsterdam pour le guider dans le port.
Vers 7h15, breakfast rapide. Adieux hâtifs. La grande famille va se disloquer. Nous sommes au port. Les autorités américaines montent à bord. L’inspection rituelle de la douane. Les passagers sont massés les uns sur les autres. On étouffe. Il me faudra plus de 2h de patience avant d’en avoir terminé avec l’administration.

Je franchis enfin la passerelle et pénètre dans un vaste hall. Tout est immense. Une foule bruyante attend les passagers. Au premier plan je vois George. Je l’appelle, crie son nom mais il ne m’entend pas, ni ne me voit. 2-3 mètres nous séparent. Enfin il me voit. Je suis émue. En le revoyant je n’ai plus du tout l’impression que 6 ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre.

Commencent alors 3 semaines endiablées, où ma mère ira de découverte en découverte. Les incontournables de New York bien sûr, mais aussi l’océan tout proche et ses plages, ou encore les montagnes un peu plus loin.  Et partout elle goûtera l’incroyable hospitalité de cette famille américaine, des amis de George, des anciens combattants qui se retrouvent pour évoquer des souvenirs communs de la vieille Europe. Elle sera aussi séduite par l’accueil des américains en général. Mais cela, c’est une autre histoire, dont j’essaie de rassembler les souvenirs éparpillés et que je raconterai peut-être plus tard.

Le SS America

A la mi-août, moins d’un mois plus tard, le retour se fera sur un autre transatlantique, le SS America de la United States Lines, avec une brève escale en Irlande et arrivée au Havre. Puis, retour au pays en train, avec arrêt à Paris.

Lancé en 1939, le S.S. America était considéré par les américains comme le parfait paquebot, pas trop grand, pas trop voyant ni trop prétentieux. Son intérieur est convivial et moderne, sans décors surchargés.

Vues de loin, ses deux grandes cheminées rouge, blanche et bleue, inclinées vers l’arrière, lui donnaient un look américain moderne et décontracté. De près, debout près de la proue, regardant sa longue coque noire et lisse, et jusqu’au sommet de ses dix ponts, il semblait immense, et capable de naviguer en toute sécurité à travers n’importe quelle tempête de l’Atlantique Nord.

Je n’ai pas trouvé de compte rendu détaillé de cette deuxième traversée de l’Atlantique. Juste quelques pages volantes et des impressions fugaces. Avec en toile de fond cette fascination qu’exerçait toujours la mer sur cette ardennaise, éprise de nature et de solitude.

L’océan s’étend devant moi, bleu, bleu, limpide et merveilleux. Le bruit des vagues est pour moi une musique douce. Elle me berce. Jamais je n’ai éprouvé à un tel degré de paix de l’âme. J’ai l’impression d’être à l’abri du monde, de ses misères, de ses réalités. Et pourtant tout finira bientôt, 2 jours encore et puis nous reverrons la France. La vie me reprendra bientôt dans ses filets.
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Je ne me suis guère liée à bord. Je n’en avais nulle envie. J’aime être seule dans mon coin. L’océan, le ciel, le bruit des vagues me suffisent. La mer n’est jamais pareille, tantôt grise lorsque le soleil se cache, tantôt bleue lorsqu’il luit, tantôt noire. Elle vit, elle me parle, elle a une âme. Elle est pareille à tant de vies humaines, jamais semblable, perpétuellement agitée.

Et enfin quelques lignes sur l’arrêt à Cobh en Irlande et les dernières heures sur le bateau.

Lundi 13 août. 5h du matin. Nous approchons de l’Irlande. À travers la brume du matin je distingue à peine le vert des prairies. Des mouettes sont venues à notre rencontre. Elles nous escortent. L’air est frais. La mer est verte. J’aperçois les premières maisons irlandaises, petites maisons rustiques. Et le clocher d’une église. Je me sens mélancolique. C’est mon premier lever de soleil sur la mer.

L’America a jeté l’ancre dans la baie de Cobh. Tout autour de nous s’étend l’Irlande. Au loin on devine des collines. Plus près, des pâturages verdoyants et des nappes dorées. La moisson mûrit. C’est étrange, ce pays me fait l’effet d’être retiré du monde, à l’abri des tourmentes qui ravagèrent l’Europe. Tout y respire le calme, la paix. Sans doute les Irlandais n’échappent pas aux soucis de la vie mais je crois que c’est une race simple, un peu rude, très conformiste et rigoriste.
Des passagers se préparent à descendre. Parents et amis sont autorisés à visiter le bateau. J’écoute, non sans plaisir, leur langage spécial.

Vers 10h le bateau reprend sa route. Nous traversons l’Irish Sea. Ce sont mes dernières heures sur le bateau. Le temps est magnifique. La mer d’un bleu limpide. Elle miroite au soleil. On dirait qu’elle a voulu se parer de toute sa splendeur pour mieux se faire regretter.

Vue du port de Cobh, Irlande

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